Journal d’un survivant
« Il ne pleut pas. Il tombe. »
Paris, 15 septembre 2027. Adrien a vingt ans et il était étudiant en histoire à la Sorbonne. Il est vivant parce que la gardienne de son immeuble est montée frapper à sa porte à six heures quarante, treize jours plus tôt, et lui a dit de descendre à la cave.
La ville n’est pas détruite. Elle est intacte et recouverte. Les façades tiennent, les plaques de rue se lisent quand on les essuie du pouce, et le seul bruit de Paris est le craquement du verre sous les semelles. Dans un cahier de travaux dirigés à moitié vide, Adrien consigne tout : ce qu’il voit, ce qu’il mange, ce qu’il entend la nuit. Et surtout ce dont il n’est pas sûr.
Car quelqu’un, dans les rues vides, trace à la craie deux traits au-dessus d’un cercle. Toujours la même main, toujours la même hauteur, tous les quarante mètres. Quelqu’un balise un chemin — et ce chemin monte vers le nord, c’est-à-dire vers l’endroit exact d’où il faut fuir.
Ce qu’Adrien trouvera au bout n’est ni un monstre ni une ruine. C’est une salle chaude, balayée, où soixante personnes attendent en silence qu’on leur serve de la soupe.
Ce carnet contient des choses qui n’ont pas eu lieu. Son auteur vous prévient dès la première page.
Roman de survie et journal d’une lente corruption, Apocalypse nucléaire raconte comment un garçon ordinaire découvre que le savoir qui sauve n’est jamais celui qu’on croit — et qu’on ne devient pas un monstre d’un seul coup, mais par une suite de gestes parfaitement raisonnables.
« Je noterai tout. Ce que je vois, ce que je mange, ce que j’entends la nuit. Même ce dont je ne suis pas sûr. Surtout ce dont je ne suis pas sûr.
Si tu lis ces lignes, c’est que quelque chose a survécu, et j’aimerais te dire que c’est une bonne nouvelle.
Bienvenue en enfer. »
Également disponible dans toutes les librairies — commandez-le chez votre libraire avec l’ISBN 9791042452605.
La version numérique de cette nouvelle édition paraîtra prochainement.
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