Portefeuille, pouvoirs, responsabilité : le tout expliqué simplement
On le voit tous les jours. Il ne peut presque rien signer seul.
C'est la fonction politique la plus visible et la plus mal définie. Demandez ce qu'un ministre peut décider seul : la réponse est presque toujours fausse.
Qui le nomme ? Que peut-il signer ? Qui le contrôle, et sur quoi ? Et combien gagne-t-il — vraiment ?
En treize chapitres courts et sans jargon, textes officiels à l'appui (Constitution, Légifrance, Conseil d'État, annexes budgétaires), ce livre passe chaque idée reçue au crible :
• il ne dispose d'aucun pouvoir réglementaire propre ;
• un ministre délégué gagne autant qu'un ministre de plein exercice ;
• son décret d'attributions compte plus que l'intitulé de son portefeuille ;
• il légifère à Bruxelles ce qu'il ne peut pas signer à Paris ;
• il est le seul ordonnateur de l'État à échapper au juge financier.
On y découvre surtout une constante. Depuis 1958, tout ce qui a été ajouté encadre la personne du ministre — patrimoine, intérêts, conflits, reconversion, pénal. Presque rien n'encadre sa gestion, alors qu'il engage des milliards.
Une fonction décrite, jamais un titulaire jugé : aucune personne vivante n'est citée dans ces pages.
« Ce n'est pas l'échec d'un camp, c'est une constante de la Ve République. »
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